Ecobulles

Jusqu’à présent, pour débarrasser l’eau de son pouvoir entartrant, il n’existait que l’adoucisseur au sel : l’eau circule dans une colonne de résine où elle échange ses ions calcium (calcaire) contre des ions sodium (sel), qui sont, eux, solubles dans l’eau. Lorsque les résines sont saturée en ions calcium, elles sont régénérées avec de l’eau additionnée de sel, puis rincées à l’eau adoucie, ensuite jetée à l’égout. La technique, efficace, présente des inconvénients : l’eau adoucie est chargée en sodium, certes non perceptible au goût mais tout de même présent, tandis que le rinçage des résines implique le rejet de 4 à 20 % d’eau adoucie, selon la qualité de l’appareil et de son réglage. De plus, la stagnation de l’eau dans la colonne de résine peut engendrer des développements bactériens si l’appareil est mal réglé ou mal entretenu.

Une autre technique est désormais disponible, qui consiste à injecter du gaz carbonique alimentaire (CO2) dans l’eau, non pas pour la rendre pétillante – puisque c’est ainsi que celle-ci est fabriquée –, mais pour l’acidifier légèrement (pH 6,5 à 7) et obtenir des bicarbonates, non incrustants. Contrairement à l’adoucisseur, cet appareil, qui s’apparente plutôt à un antitartre, ne change pas la nature de l’eau et évite les rejets de saumure et d’eau. En ce sens, il est écologique. Installé après le compteur d’eau, il injecte une dose de CO2 prélevé dans une bouteille située à proximité. Au contact de l’eau, le CO2 se transforme en acide carbonique qui fait baisser le pH de l’eau, solubilisant ainsi le calcaire. Le système a un effet curatif et préventif sur les canalisations et les appareils. A noter, cette solution ne convient pas aux installations avec du plomb ou du tube galva récent. En terme de prix, cet adoucisseur au CO2, baptisé Ecobulles Habitat, ne coûte ni plus ni moins qu’un adoucisseur classique. Plus d’infos sur Ecobulles.com.

Pour info, la dureté de l’eau est mesurée par le TH (titre hydrotimétrique), exprimé en °f (degré français). 1°f correspond à 10 mg de carbonate de calcium par litre d’eau. Mais il faut savoir qu’une eau peut être dure (TH > 35) sans poser de problème, car son pouvoir entartrant dépend aussi de sa température, de son pH… L’installation d’un appareil, quel qu’il soit, ne s’impose que dans les cas où la dureté de l’eau a des conséquences non pas sur le bien-être, mais sur la pérennité des équipements clés de la maison, comme le chauffe-eau, le circuit d’eau chaude, le lave-linge… Car contrairement à ce qu’en disent certains vendeurs peu scrupuleux, un adoucisseur n’est pas un appareil que l’on peut rentabiliser : il coûte cher, nécessite des consommables et, surtout, un entretien annuel. Dans tous les cas, assurez-vous que l’appareil qu’on vous propose est bien titulaire de l’ACS (attestation de conformité sanitaire), obligatoire. Il semble que ce soit loin d’être toujours le cas, soit que le certificat mentionné n’est plus valable ou qu’il concerne un simple composant de l’appareil.